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Figurines doing crazy things when I'm not watching...
16.4.12
15.4.12
Don Giovanni

« Fuggi, crudele, fuggi » - Donna Anna, Don Ottavio / Mozart Don Giovanni
DONNA ANNA:
Fuggi, crudele, fuggi!
Lascia che mora anchi'io
Ora che è morto, oh Dio!
Chi a me la vita die'!
DON OTTAVIO:
Senti, cor mio, deh! senti;
Guardami un solo istante!
Ti parla il caro amante,
che vive sol per te.
DONNA ANNA:
Tu sei!... perdon, mio bene -
L'affanno mio, le pene...
Ah! il padre mio dov'è?
DON OTTAVIO:
Il padre? Lascia, o cara,
la rimembranza amara.
Hai sposo e padre in me.
DONNA ANNA:
Ah! Vendicar, se il puoi,
Giura quel sangue ognor!
DON OTTAVIO:
Lo giuro agli occhi tuoi,
Lo giuro al nostro amor!
A 2:
Che giuramento, o dei!
Che barbaro momento!
Tra cento affetti e cento
Vammi ondeggiando il cor.
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31.3.12
Bah pourquoi tu te caches ? Tu n'es pas une sorcière.

La Loreley
A Jean Sève.
A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté
O belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie
Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri
Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie
Je flambe dans ces flammes Ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé
Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège
Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien
Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure
Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla
L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence
Va t'en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc
Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château
Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves
Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley
Tout là-bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle
Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin
Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil
Guillaume Apollinaire
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2.2.12
J'EN AI LA PIEUVRE
Poulpe, oh, regarde-moi ! dit l'homme devant son miroir en balançant les bras, en agitant les mains, en frissonnant des doigts.
Poulpe au regard de soi, l'homme-pieuvre dans la glace apparaît et ses tentacules roses, blêmes et frémissants, font des signes de croix endiablés.
Le miroir est un aquarium où l'homme-pieuvre s'est enfermé.
L'aquarium est emporté par la grande marée.
L'homme-pieuvre découvre avec terreur les balayeurs de la mer qui le rejettent sur la terre avec les derniers déchets atomiques mêlés aux os de Trafalgar, de Pearl Harbour, du Titanic.
Dansent et chantent alors les sirènes de chair et d'eau, les hommes grenouilles et les hommes cachalots.
Et c'est un opéra de la plus belle eau tonique.
Prévert
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Le Ciel Me Gratte

GRAND STANDIGNE
Un jour on démolira
ces beaux immeubles si modernes
on en cassera les carreaux
de plexiglas ou d'ultravitre
on démontera les fourneaux
construits à polytechnique
on sectionnera les antennes
collectives de télévision
on dévissera les ascenseurs
on anéantira les vide-ordures
on broiera les chauffoses
on pulvérisera les frigidons
quand ces immeubles vieilliront
du poids infini de la tristesse des choses
Raymond Queneau
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26.11.11
Hal, Do you read me ?

Dave Bowman: Hello, HAL. Do you read me, HAL?
HAL: Affirmative, Dave. I read you.
Dave Bowman: Open the pod bay doors, HAL.
HAL: I'm sorry, Dave. I'm afraid I can't do that.
Dave Bowman: What's the problem?
HAL: I think you know what the problem is just as well as I do.
Dave Bowman: What are you talking about, HAL?
HAL: This mission is too important for me to allow you to jeopardize it.
Dave Bowman: I don't know what you're talking about, HAL.
HAL: I know that you and Frank were planning to disconnect me, and I'm afraid that's something I cannot allow to happen.
Dave Bowman: [feining ingorance] Where the hell did you get that idea, HAL?
HAL: Dave, although you took very thorough precautions in the pod against my hearing you, I could see your lips move.
Dave Bowman: Alright, HAL. I'll go in through the emergency airlock.
HAL: Without your space helmet, Dave? You're going to find that rather difficult.
Dave Bowman: HAL, I won't argue with you anymore! Open the doors!
HAL: Dave, this conversation can serve no purpose anymore. Goodbye.
Stanley Kubrick "2001 Space Odyssey"
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