Comment injecter de la gravité dans son propre personnage ou comment répondre à une question par une autre question avec toute l’austérité manifeste dont il devrait être capable vu le nom anti-épicurien dont il est doté, Paul A. répond à une demande par une autre demande, à des directives par des injonctions, à une idée créatrice par une autre. La Grande Pomme, dans ce qui ressemble à un milieu d’après-midi bruyant, les couleurs, toutes sans exception, qu’elles soient sonores ou visuelles, sont bleuâtres, à croire que l’uniforme des agents de la NYPD a oxygéné toutes les teintures urbaines et leur a injecté un bleu délavé. Il est peut-être 15h ou plus, le soleil ne refait que timidement surface après la pluie en intraveineuse qui vient de déteindre un peu plus la ville. Une cabine téléphonique contredit la moiteur citadine de ce monde apathique par la peinture verte que Sophie C. lui injecte à même son cadre et l’asphalte qu’elle recouvre. Un faux regard, un pot de fleurs...