Il existe entre le moment où le promeneur marche sur le trottoir d’une ville-monstre et le moment où il franchit la grille d’un cimetière, un temps d’arrêt, une pause, qui s’installe autour de lui et dans l’espace. Cet instant suspendu se caractérise par une qualité spécifique de l’environnement sonore qui est ainsi brutalement dépouillé du vacarme urbain. La disparition subite du fracas organisé de la cité, plonge alors le promeneur hors du chaos bruyant et dans une quiétude, seulement apparente, qui le pousse à privilégier ses autres sens. La vue s’aiguise et l’odorat s’affine au fur et à mesure que ses pas enfoncent, le promeneur, dans les allées du cimetière. C’est cette même absence d’agitation qui règne à Trypiot. Forcément la moindre impulsion fait frémir. Le promeneur guète le mouvement sur cette carte postale tridimensionnelle. C’est la vie qui est recherchée dans ce paysage statique, pour rendre palpable le réel, aux allures de tableau, ainsi figé. Les constructions a...