Le corps dont je me servais à l’époque me permettait de me glisser sous le lit de mes parents et laissait encore de la place entre moi et le sommier. Ce qui ne serait plus possible aujourd’hui, d’abord parce que je ne fréquente plus mes parents mais aussi parce que mon corps d’adulte ne passerait pas sous le sommier. J’avais 6 ans tout juste, je venais de les fêter. Je ne me souviens ni de la fête, ni des cadeaux reçus en ce 11 décembre 1977. Néanmoins je me souviens que mon anniversaire était passé et que malgré cela, je restais la plus jeune des élèves du cours préparatoire de l’école primaire que je fréquentais assidument, autant dire, quotidiennement. Tout me semblait nouveau. Chaque jour, j’avais l’impression de devoir m’adapter à de nouvelles organisations, de nouvelles personnes rencontrées, de nouvelles salles de classe. Alors même que je me rendais à l’école tous les matins - mon père m’avait bien montré le chemin à suivre pour y aller et avait accroché autour ...